Questions fréquemment posées sur l’euro numérique
Mise à jour le 17 août 2026
Objectif et avantages de l’euro numérique
- Pourquoi l’Europe a-t-elle besoin de l’euro numérique ?
- Comment l’euro numérique pourrait-il renforcer l’autonomie stratégique de l’Europe ?
- Pourquoi nos concitoyens voudraient-ils utiliser l’euro numérique ?
- L’euro numérique remplacerait-il les espèces ?
- Quelle valeur ajoutée l’euro numérique apporterait-il aux commerçants ?
- Quelle valeur ajoutée l’euro numérique apporterait-il aux prestataires de services de paiement ?
Déploiement et fonctionnement
- Comment l’euro numérique fonctionnerait-il ?
- Qui pourrait utiliser l’euro numérique ?
- Quel niveau de confidentialité l’euro numérique garantirait-il ?
- Comment la BCE garantirait-elle le caractère inclusif et l’accessibilité de l’euro numérique ?
- Comment la BCE garantirait-elle que le fonctionnement des paiements en euros numériques soit identique dans l’ensemble de la zone euro ?
- L’euro numérique constituerait-il une monnaie de substitution au sein de l’Eurosystème ?
- Quel serait le lien entre les paiements instantanés et l’euro numérique ?
- Comment l’architecture technique de l’euro numérique fonctionnerait-elle ? Reposerait-elle sur une technologie des grands livres distribués (distributed ledger technology, DLT), comme la blockchain ?
Progrès et parties prenantes
- Où en est le projet d’euro numérique ?
- En quoi consiste le projet pilote d’euro numérique ?
- Quelles sont les parties prenantes au projet d’euro numérique ?
- Quel est le rôle des législateurs européens dans ce processus ?
- Comment le recueil de règles relatives au dispositif d’euro numérique sera-t-il élaboré ?
Effet et considérations
- L’euro numérique serait-il une monnaie programmable ?
- Faudrait-il payer pour utiliser l’euro numérique ?
- Les prestataires de services de paiement seraient-ils rémunérés pour la distribution de l’euro numérique ?
- L’euro numérique pourrait-il représenter une menace pour la stabilité financière en favorisant la désintermédiation bancaire ?
- L’introduction de l’euro numérique rendrait-elle les paiements en Europe plus vulnérables aux cyberattaques ?
- En quoi l’euro numérique serait-il différent des stablecoins ou des crypto-actifs ?
- Combien coûterait le projet d’euro numérique à l’Eurosystème ?
Question 1 Question 1
Pourquoi l’Europe a-t-elle besoin de l’euro numérique ?
Dans un monde où les paiements numériques deviennent rapidement la norme, l’utilisation des espèces diminue et la transition vers les achats en ligne s’accélère. L’euro numérique serait une forme d’espèces qui permettrait aux consommateurs d’utiliser de la monnaie de banque centrale sous un format numérique, en complément des billets et des pièces.
Il leur faciliterait la vie en proposant une solution qui n’existe pas actuellement : un moyen de paiement numérique universellement accepté dans l’ensemble de la zone euro, pour les paiements dans les magasins, en ligne ou entre particuliers.
Comme les espèces, l’euro numérique serait facilement accessible, permettrait d’effectuer et de recevoir des paiements gratuitement et aurait cours légal. Il offrirait également un niveau élevé de sécurité et de protection de la vie privée et, grâce à sa fonctionnalité hors ligne, il sera toujours disponible, même en cas de problèmes de connectivité ou de pannes d’électricité.
L’euro numérique préserverait en outre la souveraineté monétaire de la zone euro et renforcerait l’autonomie stratégique de l’Europe en améliorant l’efficacité de l’écosystème européen des paiements dans son ensemble, en favorisant l’innovation et en renforçant sa capacité de résistance aux cyberattaques et aux perturbations techniques.
En résumé, l’euro numérique rendrait les paiements plus simples, plus sûrs et plus efficaces, tout en garantissant aux entreprises et consommateurs européens un moyen de paiement fiable et pérenne à l’ère numérique. En complément des espèces, il donnerait aux Européens la liberté de choisir leur mode de paiement.
Pour en savoir plus : Pourquoi avons-nous besoin d’un euro numérique ?
Question 2 Comment l’euro numérique pourrait-il stimuler l’autonomie stratégique de l’Europe ?
L’euro numérique offrirait une solution de paiement européenne disponible dans toute la zone euro, placée sous une gouvernance européenne et dont le fonctionnement serait assuré par des prestataires européens.
Actuellement, les paiements numériques dans la zone euro restent fragmentés et varient selon les pays et les types d’utilisation. Par exemple, plus de 60 % des pays de la zone euro ne disposent pas de leur propre système national de paiement par carte pour les achats en magasin. Et lorsqu’un tel système existe, il ne fonctionne généralement que dans le pays en question et ne permet parfois que certains types de paiements.
Par conséquent, la plupart des consommateurs européens, lorsqu’ils effectuent des paiements dans leur propre pays ou lorsqu’ils procèdent à des paiements transfrontières au sein de la zone euro, n’ont pas d’autre choix que de s’appuyer sur un petit nombre d’entreprises non européennes qui dominent le marché des paiements. L’euro numérique contribuerait à réduire la dépendance de l’Europe à l’égard des prestataires de services de paiement non européens en offrant une solution européenne et en proposant à chacun un plus grand choix de modes de paiement.
Grâce à notre engagement en faveur de normes ouvertes et à la mise à disposition d’une infrastructure publique pour les paiements de ce type, l’euro numérique permettrait aux prestataires de proposer plus facilement leurs solutions à l’échelle de l’Europe, ce qui rendrait le paysage européen des paiements plus concurrentiel et plus innovant.
De manière générale, l’euro numérique pourrait faire de l’Europe un précurseur dans le domaine de la finance numérique, où l’innovation sert l’intérêt public.
Question 3 Pourquoi nos concitoyens voudraient-ils utiliser l’euro numérique ?
L’euro numérique constituerait une solution de paiement disponible en toutes occasions, à tout moment et partout dans la zone euro, comme les espèces, mais adaptée à l’ère numérique. Il s’agirait d’un moyen de paiement numérique universellement accepté que les particuliers pourraient utiliser gratuitement dans les magasins, sur Internet ou entre eux. Ils auraient ainsi la possibilité de payer de façon numérique tout en continuant à utiliser un instrument de paiement public. L’euro numérique serait également disponible à la fois en ligne et hors ligne.
Il serait conçu de manière à assurer le plus haut niveau de sécurité et de confidentialité, conformément aux normes strictes fixées par l’Union européenne, qui dispose des législations les plus contraignantes dans ces domaines.
L’Eurosystème n’identifierait personne à partir des paiements effectués. Seuls les payeurs et les bénéficiaires connaîtraient les détails personnels des transactions réalisées dans le cadre de paiements hors ligne en euros numériques.
L’euro numérique serait sûr et, en tant que bien public, garantirait l’accès à tous les consommateurs, quel que soit l’endroit où ils vivent ou leur niveau de compétences numériques ou financières. Pour que chacun soit pris en compte, il s’adapterait aux besoins des personnes en situation de handicap ou qui ne peuvent pas disposer d’un compte bancaire.
Afin de garantir que l’euro numérique puisse être utilisé et soit accessible dans l’ensemble de la zone euro, la proposition de règlement sur l’euro numérique présentée par la Commission européenne prévoit une double obligation : d’acceptation pour les commerçants qui autorisent les paiements numériques et de distribution pour les banques vis-à-vis de leurs clients.
Question 4 L’euro numérique remplacerait-il les espèces ?
Non, l’euro numérique coexisterait avec les espèces, sans s’y substituer. Il existerait parallèlement aux espèces pour répondre à la préférence croissante de nos concitoyens pour les paiements numériques rapides et sûrs. Les espèces continueraient d’avoir cours légal et pourraient toujours être utilisées en même temps que l’euro numérique et tout autre moyen de paiement électronique privé déjà employé à l’heure actuelle.
Le processus de conception des nouveaux billets en euros actuellement en cours, qui intégreront des signes de sécurité perfectionnés, montre que la BCE est déterminée à assurer l’avenir des espèces. La BCE salue le paquet « monnaie unique » présenté par la Commission européenne, qui vise à préserver la liberté de choix entre les espèces et l’euro numérique pour toute personne qui souhaite payer avec de la monnaie de banque centrale.
Pour en savoir plus sur la stratégie fiduciaire de l’Eurosystème et le processus de conception des nouveaux billets, consultez la page du site Internet de la BCE consacrée aux futurs billets.
Question 5 Quelle valeur ajoutée l’euro numérique apporterait-il aux commerçants ?
L’euro numérique serait une solution de paiement européenne fluide et harmonisée qui permettrait aux commerçants de vendre leurs produits à leurs clients dans toute l’Europe. Il réduirait la dépendance à l’égard des solutions de paiement non européennes en offrant un instrument européen, grâce auquel les commerçants pourraient négocier de meilleures conditions auprès de leurs fournisseurs et ainsi diminuer leurs propres coûts.
Dans le cadre du développement de l’euro numérique, la BCE travaille en étroite collaboration avec les commerçants et leurs représentants. Elle tient compte de ce qui est important pour eux, comme une intégration harmonieuse avec les systèmes de caisse existants, la facilité d’utilisation et la résilience des paiements. L’euro numérique permettrait également aux commerçants de recevoir des paiements instantanément sans frais supplémentaires, même sans connexion Internet.
Pour en savoir plus sur notre dialogue avec les commerçants, consultez le rapport sur la compatibilité de l’euro numérique avec l’écosystème des paiements et nos enquêtes menées auprès des petits commerçants.
Question 6 Quelle valeur ajoutée l’euro numérique apporterait-il aux prestataires de services de paiement ?
Les prestataires de services de paiement supervisés, tels que les banques, joueraient un rôle essentiel dans la distribution de l’euro numérique. Ils serviraient de point de contact principal pour les particuliers, les commerçants et les entreprises s’agissant de toutes les questions liées à l’euro numérique, et assureraient tous les services destinés aux utilisateurs finaux.
Le modèle de compensation prévu dans le règlement sur l’établissement de l’euro numérique proposé par la Commission européenne garantit que les banques bénéficieront d’une compensation adéquate pour les services qu’elles proposeront. L’Eurosystème ne facturera ni redevances ni frais de traitement, ce qui réduira les coûts globaux pour les banques et le système dans son ensemble.
Les prestataires de services de paiement pourraient en outre tirer parti de l’infrastructure de paiement sous-jacente fournie par l’euro numérique pour créer de nouveaux services à valeur ajoutée et stimuler ainsi l’innovation dans les paiements de détail dans l’ensemble de la zone euro.
La plateforme d’innovation de la BCE a examiné les services innovants que le marché pourrait développer (comme les paiements conditionnels). Cette initiative vise à ouvrir la voie vers de nouveaux modèles d’activité, flux de revenus et débouchés pour les prestataires de services de paiement, y compris dans les segments de clientèle qui deviennent de plus en plus difficiles à retenir, tout en améliorant l’expérience utilisateur des consommateurs et des commerçants.
La BCE continuera de collaborer avec le marché pour libérer le potentiel d’innovation de l’euro numérique et étudier la manière dont celui-ci peut favoriser l’innovation dans la zone euro.
Pour en savoir plus sur notre dialogue avec les prestataires de services de paiement, consultez le rapport sur la compatibilité de l’euro numérique avec l’écosystème des paiements.
Question 7 Comment l’euro numérique fonctionnerait-il ?
L’euro numérique permettrait à chacun d’effectuer des paiements instantanés sûrs dans les magasins, sur les sites de vente en ligne et entre particuliers, quel que soit le pays de la zone euro ou le prestataire de services de paiement.
L’euro numérique serait disponible à la fois en ligne et hors ligne. Les utilisateurs pourraient donc l’utiliser même sans Internet ou avec une connexion de mauvaise qualité.
Pour pouvoir commencer à l'utiliser, il faudrait ouvrir un compte en euros numériques par l’intermédiaire de sa propre banque ou d’un prestataire de services de paiement de l’UE. Une fois le compte créé, les utilisateurs pourraient effectuer des paiements directement, par exemple avec leur téléphone portable à un terminal en magasin ou en choisissant l’euro numérique au moment de finaliser leur achat en ligne, autorisant ainsi un paiement instantané via leur application bancaire.
Et pour pouvoir rembourser un ami ou effectuer un paiement en magasin sans connexion Internet, ils disposeraient d’un compte en euros numériques hors ligne qu’ils auraient alimenté au préalable.
Les paiements en euros numériques seraient toujours sûrs et instantanés, que ce soit dans les magasins, sur Internet ou entre particuliers.
En savoir plus sur le fonctionnement de l’euro numérique
Question 8 Qui pourrait utiliser l’euro numérique ?
Comme prévu dans la proposition de règlement sur l’euro numérique présentée par la Commission européenne, l’euro numérique serait mis à la disposition des particuliers, des entreprises et des organismes publics qui résident ou sont établis de manière temporaire ou permanente dans un pays de la zone euro.
De même, les personnes qui se rendent dans la zone euro pour des raisons personnelles ou professionnelles pourraient aussi l’utiliser.
Par ailleurs, les particuliers, les entreprises et les organismes publics qui résident ou qui sont établis en dehors de la zone euro y auraient également accès en ouvrant des comptes en euros numériques par l’intermédiaire de prestataires de services de paiement établis ou opérant dans un pays membre de l’Espace économique européen ou dans un pays tiers, sous réserve d’un accord préalable entre l’UE et le pays tiers concerné et/ou de l’adoption de dispositions entre la BCE et la banque centrale nationale de l’État membre n’appartenant pas à la zone euro ou du pays tiers.
Question 9 Quel niveau de confidentialité l’euro numérique garantirait-il ?
La protection de la vie privée est l’un des enjeux majeurs pris en compte dans le cadre de la conception de l’euro numérique et se trouve au cœur de ses fonctionnalités en ligne et hors ligne.
- L’euro numérique fonctionnerait hors ligne et offrirait aux utilisateurs un niveau de confidentialité similaire à celui des espèces, que ce soit pour envoyer de l’argent ou pour payer dans les commerces. Dans le cas de paiements hors ligne, seul le payeur et le bénéficiaire connaîtraient les détails de la transaction. Les contrôles en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux seraient réalisés par le prestataire de services de paiement responsable de la distribution durant le processus de financement et de définancement, comme c’est le cas aujourd’hui pour les retraits et les dépôts d’espèces.
- Dans le cas des transactions en ligne, l’Eurosystème ne serait pas en mesure d’identifier les utilisateurs effectuant ou recevant des paiements, ce qui garantirait la protection de leurs données à caractère personnel. En revanche, les prestataires de services de paiement pourraient identifier les utilisateurs aux fins du respect des règles de lutte contre le blanchiment de capitaux (comme c’est déjà le cas actuellement pour votre compte bancaire).
Par conséquent, l’Eurosystème ne serait pas à même d’établir un lien direct entre les transactions en euros numériques, effectuées en ligne ou hors ligne, et les personnes concernées.
L’euro numérique serait régi par des législations de l’UE visant à trouver un équilibre entre confidentialité et sécurité. Cette approche permettrait de maintenir des mécanismes robustes de protection contre les activités illicites tout en préservant la vie privée de chacun.
En savoir plus sur l’euro numérique et le respect de la vie privée.
Question 10 Comment la BCE garantirait-elle le caractère inclusif et l’accessibilité de l’euro numérique ?
L’euro numérique serait un bien public, comme les billets et les pièces, mais sous forme numérique. Il serait conçu de manière à répondre aux besoins de tous, ne laissant personne de côté.
Dans sa conception de l’euro numérique et de l’application qui lui est consacrée, la BCE place l’inclusion comme principe directeur afin que chaque Européen puisse accéder aux paiements numériques dans les mêmes conditions, quels que soient leurs besoins, leurs aptitudes et leur degré d’aisance numérique.
Par conséquent, l’application pour l’euro numérique inclut les meilleures fonctionnalités d’accessibilité existantes, qui vont au-delà des exigences de la directive européenne « Accessibilité » et comptent parmi les plus avancées du marché.
Le concept de l’application adopte le niveau le plus élevé d’exigences en matière d’accessibilité prévu par les lignes directrices pour l’accessibilité des contenus web, adaptées aux applications de paiement mobiles, couvrant les questions de perception, de fonctionnalité et d’accessibilité cognitive. Entre autres caractéristiques, l’application devrait inclure une conception visuelle améliorée, une navigation complète depuis un clavier, la prise en charge des logiciels de lecture d’écran, un langage simplifié et la prévention des erreurs.
L’application est en cours de développement et sera testée dans le cadre du projet pilote d’euro numérique, qui sera lancé au second semestre 2027. Parallèlement, les exigences relatives à l’application seront validées à travers des tests de facilité d’utilisation et d’accessibilité menés auprès des membres de la Fondation ONCE et du personnel de la BCE et des 19 banques centrales nationales, afin de garantir une expérience utilisateur cohérente et inclusive dans l’ensemble de la zone euro.
Conformément à la proposition de règlement sur l’euro numérique, l’application pour l’euro numérique constituerait l’un des moyens d’accéder à des services de base en euros numériques. Les utilisateurs pourraient également accéder à l’euro numérique par le biais des canaux proposés par leur banque ou leurs prestataires de services de paiement, qui demeureraient le principal point de contact pour les consommateurs.
Les personnes n’ayant pas de compte bancaire disposeraient également d’un accès gratuit aux services de base en euros numériques, ce qui contribuerait à réduire l’exclusion financière et numérique. Les enquêtes auprès des utilisateurs et le dialogue avec les organisations de consommateurs ont mis en évidence l’importance de l’accessibilité, d’une conception intuitive et de la disponibilité d’une assistance en personne, auxquelles l’Eurosystème veillera.
Question 11 Comment la BCE garantirait-elle un fonctionnement identique des paiements en euros numériques dans l’ensemble de la zone euro ?
Des prestataires de services de paiement (comme les banques de la zone euro) seraient chargés de distribuer l’euro numérique. Afin d’assurer la mise en œuvre uniforme du dispositif d’euro numérique partout dans la zone euro, l’Eurosystème élabore actuellement un recueil de règles dans le cadre d’un processus collaboratif et itératif avec les intervenants de marché. Ce recueil de règles relatives au dispositif d’euro numérique établira un ensemble unique de règles, de normes et de procédures pour les paiements en euros numériques et les activités connexes. Il vise à faire en sorte que les prestataires de services de paiement participant au dispositif d’euro numérique offrent des services de base en euros numériques cohérents et normalisés, fournissant une expérience privée, sécurisée et harmonisée aux utilisateurs dans l’ensemble de la zone euro, quel que soit leur pays ou le prestataire de services de paiement concerné, comme c’est le cas pour les espèces aujourd’hui.
Question 12 L’euro numérique constituerait-il une monnaie de substitution au sein de l’Eurosystème ?
Non. À l’image des billets et des pièces qui ne se substituent pas les uns aux autres, mais sont bien des formes différentes d’une même monnaie, l’euro numérique constituerait lui aussi simplement un autre moyen de paiement en euros. Il répondrait à la préférence croissante des particuliers et des entreprises pour les paiements numériques.
En savoir plus sur les préférences de paiement des consommateurs dans l’étude sur les comportements des consommateurs en matière de paiement dans la zone euro (study on the payment attitudes of consumers in the euro area, SPACE).
Question 13 Quel serait le lien entre les paiements instantanés et l’euro numérique ?
Aujourd’hui, lorsqu’un consommateur effectue un paiement dématérialisé dans un magasin, le commerçant ne reçoit pas immédiatement son argent. Cela changerait avec l’euro numérique, car tous les paiements seraient instantanés.
Grâce à l’ensemble unique de règles, de normes et de procédures en cours d’élaboration pour l’euro numérique, les solutions de paiement instantané pourraient être davantage développées et disponibles dans tous les pays de la zone euro. La dépendance de l’Europe serait ainsi réduite vis-à-vis du petit nombre d’entreprises privées non européennes qui dominent actuellement le secteur des paiements.
Question 14 Comment l’architecture technique de l’euro numérique fonctionnerait-elle ? Reposerait-elle sur une technologie des grands livres distribués (distributed ledger technology, DLT), comme la blockchain ?
L’euro numérique fonctionnerait sur une plateforme de règlement centralisée et l’Eurosystème traiterait et vérifierait tous les règlements et les avoirs. Passifs directs de l’Eurosystème, il est important que les euros numériques disponibles sur les comptes des consommateurs soient sûrs, afin de préserver la confiance, tant dans l’euro que dans l’Eurosystème.
L’euro numérique ne se base pas sur la technologie des grands livres distribués (distributed ledger technology, DLT), mais en utilise certains principes-clés pour renforcer sa résilience et son efficacité et améliorer la fiabilité et la performance globale du système.
L’architecture technique résiliente de l’euro numérique reposerait sur des normes bien établies. Une structure multirégionale dans laquelle chaque région abriterait de multiples serveurs, allant bien au-delà des modèles de redondance standard, permettrait d’assurer la continuité des services en toutes circonstances.
Question 15 Où en est le projet d’euro numérique ?
Le projet d’euro numérique progresse. La phase préparatoire, démarrée en novembre 2023 et achevée en octobre 2025, a permis d’avancer sur le plan technique et dans l’apprentissage par le biais d’expérimentations. Les travaux se sont basés sur les choix conceptuels et les exigences techniques définis lors de la phase d’étude (2021-2023).
Après les phases d’étude et préparatoire, l’Eurosystème se concentre désormais sur l’avancement de ses travaux techniques, l’approfondissement du dialogue avec les intervenants de marché et la poursuite du soutien du processus législatif. Nous voulons être prêts à une première émission potentielle de l’euro numérique en 2029, dans l’hypothèse où le règlement établissant un euro numérique est adopté avant la fin de 2026.
Question 16 En quoi consiste le projet pilote d’euro numérique ?
Le projet pilote d’euro numérique est un exercice organisé par l’Eurosystème pour évaluer comment l’euro numérique pourrait fonctionner dans la pratique. Les participants utiliseront une version bêta de l’euro numérique dans des situations réelles afin de valider ses fonctionnalités techniques, ses processus opérationnels et l’expérience utilisateur. L’exercice devrait débuter au second semestre 2027 et durera 12 mois.
Durant cette phase, les membres du personnel des banques centrales de l’Eurosystème participantes effectueront des paiements ordinaires à l’aide de l’euro numérique bêta. Ils pourront, par exemple, s’échanger de l’argent (en ligne et hors ligne) et payer certains commerçants, tels que des cafétérias, restaurants et boutiques en ligne liés à la BCE et aux banques centrales nationales. L’euro numérique bêta ne sera employé que pour le projet pilote et devrait fonctionner de la même manière qu’un éventuel futur euro numérique.
Les 36 prestataires de services de paiement participants, qui comprennent des banques et des prestataires non bancaires, ont été sélectionnés par l’Eurosystème et fourniront les services nécessaires à l’appui de ces paiements.
Les enseignements que nous tirerons de ce projet pilote soutiendront les travaux préparatoires en cours de l’Eurosystème et aideront à étayer les futures décisions relatives à l’euro numérique afin de garantir qu’en cas d’éventuelle introduction, il sera pleinement en mesure de répondre aux besoins de tous les Européens.
En savoir plus sur le projet pilote d’euro numérique.
Question 17 Quelles sont les parties prenantes au projet d’euro numérique ?
L’Eurosystème, qui est composé de la BCE et des banques centrales nationales des pays de la zone euro, entend veiller à ce que l’euro numérique réponde aux besoins des utilisateurs. C’est pourquoi il échange régulièrement avec les responsables politiques, les législateurs, les intervenants de marché, les organisations de la société civile et les particuliers qui seraient les utilisateurs finaux de l’euro numérique.
Ces échanges se déroulent dans des contextes variés, tels que le Conseil des paiements de détail en euros (Euro Retail Payments Board, ERPB), qui rassemble les parties prenantes du marché européen des paiements de détail, et le groupe chargé de l’élaboration du recueil de règles pour l’euro numérique (Rulebook Development Group, RDG), composé de professionnels de haut niveau des secteurs public et privé ayant une expérience dans les domaines de la finance et des paiements ( cf. question 18).
La BCE échange aussi régulièrement avec :
- des entreprises privées qui formulent des commentaires en rapport avec les aspects techniques de l’euro numérique sur la base de leurs connaissances et de leur expertise du marché et des tests réalisés sur la plateforme d’innovation pour un euro numérique ;
- des organisations de la société civile européenne dans le cadre de séminaires, afin d’entendre leurs points de vue et de promouvoir un dialogue ouvert ;
- les utilisateurs potentiels, au travers d’enquêtes, d’entretiens et de groupes de réflexion, en vue de comprendre leurs besoins et leurs préférences.
La BCE participe aux réunions de l’Eurogroupe, qui rassemble les ministres des Finances des pays de la zone euro, et présente régulièrement les dernières avancées du projet d’euro numérique à la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen.
Pour en savoir plus : Gestion du projet et échanges avec les parties prenantes).
Question 18 Quel est le rôle des législateurs européens dans ce processus ?
Le 28 juin 2023, la Commission européenne a présenté le paquet « monnaie unique » contenant des propositions visant à soutenir l’utilisation des espèces et à établir le cadre pour un éventuel euro numérique. La BCE se félicite que la proposition relative à l’euro numérique s’accompagne d’une proposition visant à renforcer le rôle des espèces, étant donné que les deux auraient cours légal et constitueraient des formes de monnaie de banque centrale. L’objectif de la proposition de règlement sur l’euro numérique est que tout futur euro numérique donne aux particuliers et aux entreprises la possibilité de payer numériquement en utilisant une forme d’argent public largement acceptée, bon marché, sûre et résiliente, partout dans la zone euro.
En fonction des besoins, la BCE apporte son soutien et sa contribution technique au cours du processus législatif. L’Eurosystème envisagera tous les ajustements conceptuels que les délibérations législatives rendraient nécessaires pour la création de l’euro numérique.
À la suite de l’adoption de la position du Conseil de l’UE sur le projet d’acte législatif, le 19 décembre 2025, et de la position du Parlement européen sur le paquet « monnaie unique », le 9 juillet 2026, les négociations en trilogue entre la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne ont commencé.
En réponse à l’appel lancé par les dirigeants de l’UE d’accélérer les étapes préparatoires, l’Eurosystème s’attend à ce que les négociations en trilogue soient conclues rapidement et que la législation soit adoptée d’ici fin 2026.
Le Conseil des gouverneurs de la BCE ne décidera s’il y a lieu d’émettre l’euro numérique que lorsque le règlement établissant un euro numérique aura été adopté.
Question 19 Comment le recueil de règles relatives au dispositif d’euro numérique sera-t-il élaboré ?
L’Eurosystème élabore actuellement le projet de recueil de règles en étroite collaboration avec les représentants du marché européen des paiements de détail par le biais du groupe chargé de l’élaboration du recueil de règles pour l’euro numérique (Rulebook Development Group, RDG).
Composé de hauts responsables d’associations européennes représentant les parties offre et demande du marché européen des paiements de détail, le RDG travaille sur la base des choix conceptuels qui ont déjà été approuvés par le Conseil des gouverneurs de la BCE pour l’euro numérique.
Des équipes spécifiques créées au sein du groupe doivent se concentrer sur les sections qui requièrent une expertise particulière.
En juin 2025, un projet de recueil de règles pour le dispositif d’euro numérique a été soumis au RDG en vue d’une consultation du marché, qui s’est achevée fin octobre 2025. De novembre 2025 à avril 2026, l’Eurosystème a examiné les commentaires reçus, recensé les mesures de suivi et modifié le projet de recueil. Il a publié un nouveau projet provisoire de recueil à destination du marché en juillet 2026.
Le recueil tiendra compte des éventuels futurs ajustements découlant des discussions entre les colégislateurs sur le règlement relatif à l’euro numérique proposé par la Commission européenne en juin 2023. La première version finale du recueil de règles relatif au dispositif d’euro numérique sera achevée après l’adoption du règlement sur l’euro numérique.
En savoir plus sur le recueil de règles relatives au dispositif d’euro numérique.
Question 20 L’euro numérique serait-il une monnaie programmable ?
L’argent programmable est une forme numérique de monnaie utilisée à des fins prédéfinies, comme les coupons, avec des limites quant au lieu et au moment de son utilisation et quant à ses utilisateurs.
Comme l’envisage également la proposition de règlement sur l’euro numérique de la Commission européenne, l’euro numérique ne serait jamais une monnaie programmable, mais pourrait faciliter les paiements conditionnels (par exemple, lors d’un achat en ligne quand le client choisit de payer à la livraison).
Question 21 Faudrait-il payer une quelconque commission pour utiliser l’euro numérique ?
L’euro numérique serait un bien public et ses fonctionnalités de base pourraient donc être utilisées gratuitement par les particuliers.
Les banques ou d’autres prestataires de services de paiement pourraient quant à eux proposer à leurs clients des services supplémentaires payants en euros numériques. Ces services à valeur ajoutée pourraient rendre l’euro numérique encore plus attrayant aux yeux des utilisateurs, par exemple en offrant la possibilité d’effectuer des paiements conditionnels. Ces derniers permettraient aux clients de faire des achats en ligne plus sûrs. L’argent ne serait en effet transféré qu’une fois la livraison du produit confirmée, ce qui réduirait le risque de fraude et simplifierait les remboursements.
Question 22 Comment les autres initiatives de paiement européennes seraient-elles liées à l’euro numérique ?
La BCE salue les initiatives prises à l'échelle européenne qui ne se limitent pas aux frontières des marchés nationaux.
L’euro numérique devrait permettre aux systèmes nationaux et régionaux de s’ouvrir à de nouveaux cas d’utilisation et de s’étendre par-delà les frontières. L’utilisation de normes harmonisées faciliterait une acceptation plus large et plus efficace des solutions du secteur privé européen. Les prestataires de services de paiement européens sont bien placés pour bénéficier de ces possibilités, notamment via l’accroissement de leur couverture géographique et de nouvelles utilisations de leurs solutions.
L’intégration de solutions privées grâce, par exemple, à un éventuel « co-badgeage » avec des cartes physiques et des portefeuilles numériques existants est également envisagée. Les banques et les prestataires de services de paiement pourraient proposer des fonctionnalités de paiement en euros numériques par l’intermédiaire de canaux et d’interfaces que les consommateurs connaissent déjà et jugent fiables, ce qui favoriserait une expérience de paiement fluide et réduirait la nécessité pour les utilisateurs d’adopter des instruments de paiement entièrement nouveaux. Dans le même temps, les fournisseurs pourraient continuer de se différencier au travers de services à valeur ajoutée et d’innovations orientées vers la clientèle. Dans les deux cas, l’euro numérique pourrait constituer la solution sur laquelle chacun pourra toujours compter partout en Europe, les dispositifs nationaux ou régionaux continuant toutefois de conserver leur part de marché là où ils sont acceptés.
Question 23 Les prestataires de services de paiement seraient-ils rémunérés pour la distribution de l’euro numérique ?
L’Eurosystème soutient un modèle de compensation qui créerait des incitations économiques équitables pour toutes les parties prenantes à l’écosystème de l’euro numérique. Pour les banques et les autres prestataires de services de paiement, ce modèle devrait couvrir les coûts opérationnels liés à la distribution de l’euro numérique.
À l’instar d’autres systèmes de paiement actuellement, les prestataires de services de paiement qui distribueraient l’euro numérique devraient pouvoir facturer ce service aux commerçants. La fixation des prix pour les commerçants et les prestataires de services de paiement sera soumise à un plafond, comme le formule la Commission européenne dans son règlement sur l’euro numérique.
Comme pour la production et l’émission des billets, l’Eurosystème supporterait les coûts liés à la mise en place du dispositif d’euro numérique et de son infrastructure. En outre, l’Eurosystème s’efforcerait de réduire au minimum les coûts d’investissement supplémentaires incombant aux prestataires de services de paiement en réutilisant autant que possible les infrastructures existantes.
Question 24 L’euro numérique pourrait-il représenter une menace pour la stabilité financière en favorisant la désintermédiation bancaire ?
Notre système financier, avec le système bancaire en son cœur, fonctionne bien, et l’Eurosystème souhaite préserver le rôle-clé des banques dans la fourniture efficace de crédit à l’économie.
Afin de réduire au minimum tout risque potentiel que l’euro numérique pourrait faire peser sur le système financier, la BCE a fait plusieurs choix de conception.
- Les utilisateurs ne pourraient détenir qu’une quantité limitée d’euros numériques sur leur compte. Cela permettrait d’éviter des sorties excessives de dépôts bancaires et contribuerait à préserver la stabilité de notre système financier, même en période de crise.
- Les utilisateurs pourraient relier leur compte en euros numériques à un compte bancaire et ainsi effectuer ou recevoir des paiements au-delà de la limite de détention en couvrant instantanément tout déficit ou excédent, sans avoir à alimenter au préalable ou épurer leur compte en euros numériques (à condition que les fonds soient disponibles sur le compte lié).
- Comme pour les espèces, aucun intérêt ne serait payé sur les avoirs figurant sur votre compte en euros numériques.
À la suite d’une demande formulée au cours des négociations législatives, la BCE a réalisé une analyse technique afin d’estimer les effets potentiels de différentes limites de détention hypothétiques. Cette analyse a confirmé que l’utilisation de l’euro numérique pour les paiements quotidiens ne nuirait pas à la stabilité financière et que, après avoir testé, à la demande des colégislateurs, différentes limites de détention hypothétiques pouvant aller jusqu’à 3 000 euros par personne, l’euro numérique ne porterait pas atteinte à la stabilité financière au sein de la zone euro, même dans un scénario de crise hautement improbable et extrêmement prudent.
Question 25 L’introduction de l’euro numérique rendrait-elle les paiements en Europe plus vulnérables aux cyberattaques ?
Comme d’autres infrastructures numériques, l’euro numérique pourrait être la cible de cyberattaques. Pour atténuer ce risque, des technologies de pointe permettant de créer un environnement capable de faire durablement face aux risques de cybersécurité seraient utilisées dans la conception de l’euro numérique. Pour les contrôles de cybersécurité, la BCE utiliserait des pratiques éprouvées de l’Eurosystème issues d’autres infrastructures de marché et planifierait des tests réguliers basés sur des simulations d’attaques.
Q26. En quoi l’euro numérique serait-il différent des stablecoins ou des crypto-actifs ?
L’euro numérique serait de la monnaie de banque centrale, émise et garantie par l’Eurosystème, qui regroupe la Banque centrale européenne et les banques centrales nationales de la zone euro. Comme les billets et les pièces en euros, il aurait cours légal, ce qui signifie que chacun serait en mesure de l’utiliser pour effectuer des paiements. En tant que monnaie de banque centrale et bien public, il serait stable et fiable : vous auriez toujours la garantie qu’un euro numérique vaut un euro.
Les stablecoins sont créés par des entreprises privées. Ils ne sont pas garantis par une banque centrale ou une autorité publique. Leur valeur dépend de la capacité de l’entreprise à gérer ses réserves et ses finances, qui peut être influencée par des facteurs échappant à son contrôle. Ils n’offrent donc pas le même gage de stabilité que l’euro.
Les crypto-actifs tels que le bitcoin ou l’ether sont encore différents. Ils ne sont adossés à aucune institution et n’ont aucune valeur sous-jacente. Leurs cours peuvent fluctuer fortement et aucune organisation ne peut être tenue responsable en cas de perte de valeur.
Cf. notre note explicative « Qu’est-ce que le bitcoin ? ».
Q27. Combien coûterait le projet d’euro numérique à l’Eurosystème ?
Investir dans l’euro numérique est essentiel pour que notre monnaie et le secteur des paiements restent en phase avec les besoins de l’ère numérique.
Certaines composantes de l’euro numérique, notamment le règlement des paiements, seraient développées en interne au sein de l’Eurosystème. Pour d’autres, comme les services hors ligne, nous avons établi des accords-cadres avec des prestataires externes. Les accords-cadres n’impliquent aucun paiement et prévoient des garanties permettant d’adapter leur champ d’application en fonction des modifications apportées à la législation.
Les coûts de développement totaux, comprenant les composantes mises au point à la fois en externe et en interne, sont estimés à 1,3 milliard d’euros, tandis que les coûts d’exploitation annuels devraient s’établir à environ 320 millions d’euros à partir de l’année d’émission. L’Eurosystème continue de mettre en œuvre ses travaux préparatoires en réponse aux appels lancés par les dirigeants de la zone euro qui lui demandent d’être prêt dès que possible en vue de l’éventuelle émission de l’euro numérique. La législation nécessaire n’a toutefois pas encore été adoptée. Les travaux sont par conséquent structurés en modules afin d'avancer de manière progressive et de limiter les engagements financiers.
L’Eurosystème supporterait les coûts liés à la mise en place du dispositif d’euro numérique et de son infrastructure, comme il le fait pour la production et l’émission des billets en euros, qui, à l’instar de l’euro numérique, sont un bien public. Comme pour les billets, ces coûts devraient être couverts par le revenu deseigneuriage (revenu que perçoit la BCE en contrepartie de l’émission de monnaie), même si les avoirs en euros numériques devraient être faibles par rapport à l’encours des billets en circulation. La BCE s’engage à maintenir de faibles coûts, en utilisant autant que possible l’infrastructure existante, mais aussi à fournir un euro numérique utile pour les consommateurs et les commerçants.
Conçu pour être un bien public, l’euro numérique serait gratuit pour une utilisation de base par les consommateurs et économiquement avantageux pour les commerçants européens. L’Eurosystème ne prélèverait aucun frais pour les transactions en euros numériques.